Club l'Homme Essentiel

// Pôle Société(s) de demain

Dans le monde qui émerge, les ruptures s’affirment, qui nécessitent de drastiques et permanentes transformations. Comment les mener efficacement en laissant à l’humain la place prééminente qui lui revient ?

La période que nous traversons est marquée par une série de ruptures fortes :

  • La globalisation et la mondialisation des échanges ont contribué via les moyens de communications, physiques comme électroniques, à diversifier et multiplier les acteurs économiques et à accroître significativement la compétition sur la plupart des segments d’activité.

  • L’avènement du digital et le développement de la robotisation bouleversent et imposent d’autres façons de concevoir, produire, distribuer

De nouveaux métiers émergent. Un grand nombre voient leur modèle se reconfigurer, d’autres disparaitront. A terme est posée la question de la place de l’Homme dans ce nouvel environnement technique et économique, qu’il soit public ou privé. 

Le contrat de travail salarié à durée indéterminée et à temps plein de l’ère industrielle est questionné : le travail ne se confond plus avec l’emploi rémunéré, tel qu’imaginé dans le contrat à durée indéterminée. Nous assistons à des transformations de la relation de travail vers davantage de flexibilité, d’intermittence et d’incertitude.

Dans ce nouvel environnement global, de plus en plus compétitif, quelle sera la bonne configuration des entreprises privées, de la sphère publique ? Quelles transformations opérer ? Jusqu’où aller dans l’optimum compétitif ? Comment limiter les externalités négatives liées à l’activité ?  Plus globalement, comment concevoir la nature, la durée et la forme de l’activité travaillée ? Avec quelles conséquences pour la dynamique d’entreprise et quelles répercussions en termes de solidarité/cohésion sociale ?

Aujourd’hui, la transformation est une exigence permanente, sans cesse réorientée au regard de l’évolution accélérée de l’écosystème de l’entreprise : enjeux sociétaux et environnementaux, globalisation, révolution digitale, business modèles disruptifs… Autant de paradigmes qui génèrent cette ardente obligation de transformation et qui sont autant d’opportunités sur lesquelles surfent les plus compétitives de nos entreprises.

Et le corps social dans tout cela ? Une variable d’ajustement, un objet de la transformation faisant dans le meilleur des cas l’objet d’études anticipant ses effets sur les effectifs, les compétences, les conditions de travail, l’organisation… ? Ou un acteur engagé de la transformation, dans toutes ses composantes (top management, management de proximité, partenaires sociaux…) avec qui le dirigeant co-construit, dans une relation contractuelle repensée, le futur de l’entreprise amenant le corps social à dépasser la peur de perdre son statut, ses repères, son identité professionnelle pour mieux se reconstruire et grandir en affrontant les défis du contexte ?

La révolution numérique implique un changement de paradigme dans le monde du travail. Loin de se résumer à l’usage d’outils, elle marque l’arrivée de méthodes de conception, de production et de collaboration et de management, qui sont aussi des méthodes de pensée, de travail et d’organisation sur lesquelles il faut se pencher à étudier les changements de paradigmes qui s’imposent aux entreprises et auxquels elles ont inévitablement commencé à s’adapter : la globalisation, le digital, les business modèles disruptifs, les nouveaux trends culturels, sociétaux et sociaux ou bien encore les enjeux environnementaux qui ne cessent de se rappeler à nous. 

Face à ces ruptures à l’œuvre, rarement autonomes mais souvent combinées, la prise en compte du facteur humain est absolument critique.

OBJECTIFS

Ce club s’inscrit dans la continuité des différents travaux du CEPS et dans le cadre des nombreux clubs qu’il anime.

Ce club a vocation à déterminer le périmètre de ce que serait « l’entreprise essentielle », dont l’essence est d’être au service de l’homme. Une entreprise qui s’intéresse à la place de l’Homme, en son sein dans une époque d’externalisation, de délocalisation et de réorganisation des processus, comme alentours, comme consommateur, citoyen… partie prenante dans toutes les finalités qu’elle doit poursuivre. Le club abordera aussi la place, le rôle et la responsabilité des dirigeants dans ce contexte d’évolutions.

La singularité de cette démarche tient dans sa volonté de réunir sans a priori, dans un cadre convivial, quelques personnalités (30 à 40) dans un véritable esprit club : espace de rencontre entièrement dédié à la réflexion, sans se soucier des effets de mode permettant aux responsables conviés de traiter les sujets qui les concernent particulièrement, et d’échanger leurs analyses et leurs meilleures pratiques.