Des signaux encourageants

Le taux de consommation des ménages représente près de 60 % de la croissance économique alors qu'elle était globalement négative dans les années 70. Le PIB par tête d'habitant s'est accru lui-aussi à un rythme soutenu, près de 3% en moyenne, entre 1995 et 2008.

Les déficits publics sont passés de près de 3% à la fin des années 70 à un surplus de 1,9 % en 2008. Des chiffres extrêmement encourageants mais qu'il convient d'analyser et de prendre avec prudence. Rappelons, en effet, que l'économie africaine reste toujours, selon un récent rapport de l'OCDE (les perspectives économiques en Afrique 2010), l'une des régions où les sources de revenu sont les moins diversifiées au monde et que près de 80 % de ses exportations reposent sur le pétrole, le minerai, les produits agricoles.

L'Afrique va dans le bon sens mais les efforts entrepris doivent être maintenus et diversifiés. Il importe désormais de dépasser le stade d'exportateur de produit brut pour rentrer dans la catégorie des exportateurs de produits à valeur ajoutée. C'est le grand challenge que devra relever l'Afrique dans les prochaines décennies : dépasser le stade économique vivrier.

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