La crise de la dette souveraine : un séisme de grande ampleur.

Cette crise est avant tout celle des Etats mauvais gestionnaires qui ont cru pouvoir assurer leur développement, gérer leur quotidien à crédit en donnant l'impression d'oublier l'évolution et le poids croissant du chapitre de leurs dettes.


A cet égard, ce mal concerne de très nombreux Eats et ne saurait être circonscrit au seul continent européen. Les perspectives de croissance faibles ou nulles devraient contribuer à accentuer ce mal budgétaire. Les réponses qui devront être apportées risquent d'être sévères et seront à la hauteur des négligences des Etats. Ces exercices demanderont beaucoup de subtilité et d'intelligence. La France, en l'occurrence, devra démontrer sa capacité à tenir ses engagements et à gérer avec rigueur les comptes de la Nation. En effet, cela fait plus de 30 ans que les gouvernements successifs français n'ont pas su présenter un budget équilibré !

Dans un tel contexte de ralentissement des échanges, on peut craindre que d'autres Etats vacillent. Le Japon, avec une dette publique de 227,1 % du PIB, qui cependant est détenu à 93 % par des investisseurs japonais, pourrait, dans ce contexte de forte récession, avec un taux de vieillissement démographique en forte progression, rendre de plus en plus insoutenable le poids de la dette. Le contexte impose clairvoyance, vigilance et surtout, dans ces périodes, d'éviter la tentation de l'emballement spéculatif.

Loïc Tribot La Spière

CEPS OING CEPS OING

Commentaires

Aucun commentaire.

Ajouter un commentaire


Code de vérification.