L'AFRIQUE, UN CONTINENT QUI PEINE A ECHANGER AVEC LUI-MEME

L'Afrique c'est aujourd'hui 53 états, c'est une puissance économique de près de 1100 milliards de dollars, ce sont des richesses minières, énergétiques considérables, c'est une population extrêmement jeune et dynamique...

Et cependant, constat surprenant : l'Afrique peine à échanger avec elle-même. En effet, les échanges commerciaux intra-africains continuent de ne représenter que 10%, comme si l'Afrique doutait d'elle-même. Déplorons malgré de réelles évolutions ; que l'Afrique reste scindée entre 2 univers socio-économiques : Le Maghreb d'une part, le monde sub-saharien d'autre part.
Comme si le Sahara était devenu avec le temps la frontière de l'Europe au sud de la méditerranée !
Reconnaissons cependant que l'Afrique sub-saharienne n'a pas particulièrement contribué à faire en sorte que puisse s'inverser cette tendance. Constatons en effet et déplorons l'extrême faiblesse des infrastructures routières et ferroviaires et la quasi inexistence des dessertes aériennes intra-africaines. Comme si les états Africains vivaient en silo et que de région à région l'existence de l'autre pouvait être à ce point oubliée. C'est en effet, l'un des rares continents au monde à n'avoir pas su, pas pu, pas souhaité établir des voies d'accès permettant le développement des échanges que ce soit de manière routière, ferroviaire ou aérienne.
On peut parler en la circonstance, d'une véritable singularité africaine. Sans parler du coût des visas qui peuvent varier entre 40 et 80 euro : une véritable taxation pénalisante pour les échanges. Le développement économique passe par la mise en place d'outils et de moyens permettant de faciliter les échanges. C'est un grand chantier qu'il convient désormais d'ouvrir.

Louise COFFI


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