Volontairement ou non, nous fournissons et transmettons sur internet de plus en plus d'informations sur notre vie privée que ce soit par le biais de réseaux sociaux comme Facebook (Facebook, c'est près de 300 millions d'utilisateurs dans le monde qui s'envoient et s'échangent chaque jour plus de 285 millions de messages, de photos, etc.) ; My Space... ; ou par le biais de blogs, d'albums de photos en ligne etc. Autant de données qui, une fois posées sur la toile, sont durablement mémorisées, répertoriées et librement accessibles à tout internaute que ce soit pour un usage privé ou professionnel. Sans le savoir, nous constituons ainsi notre ADN numérique : mieux que le Who's who en ligne et plus riche que les fichiers des services judiciaires...un véritable outil d'informations personnelles en libre accès mais sans disposer d'aucune capacité à pouvoir maîtriser pleinement l'agrégat des informations fournies ! Surprenant paradoxe en vivant, en s'exprimant, en communiquant sur Internet, sur le réseau par excellence des libertés, nous créons et alimentons en même temps « notre casier d'identité » sans avoir la possibilité de pouvoir le corriger : un véritable schéma orwellien ! Internet est en train de devenir avec de telles pratiques un véritable risque pour les libertés individuelles, outil fossilisant les identités : un marqueur.Réclamons le droit à corriger nos données personnelles diffusées bien souvent sans notre avis et sans notre autorisation ! Exigeons le droit d'effacer nos traces.
Loïc Tribot La Spière

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