Et si l'Afrique décidait d'assumer ses responsabilités ?

Le fait d'aider n'a jamais été une fin en soi. C'est, en effet, commettre une grave erreur que de considérer que cela puisse être un modèle de gestion pérenne, sain, et encore moins une dynamique sérieuse de développement. Les pays occidentaux ont sans aucun doute contribué, par bonne et mauvaise conscience, à « cocooniser » les initiatives locales et à développer une culture d'attente. Alors que l'aide devait être la condition permettant de se passer d'elle, constatons en revanche, qu'elle n'a fait qu'amorcer une spirale de besoins sans répondre aux vraies attentes des populations. Constatons, comme le faisait récemment remarquer à Accra, le Président Obama, qu'il y a cinquante ans, le Kenya avait un PNB par habitant supérieur à celui de la Corée du Sud. Les faits parlent d'eux-mêmes et sont assourdissants. Soulignons que la politique d'aide mise en place en Corée du Sud par l'Occident avait été, tout de suite, orientée vers la mise en place d'institutions permettant de garantir la transparence, la responsabilité et l'émergence d'un secteur dynamique concurrentiel. Les options retenues en Afrique ont été dans la plupart des cas différentes. La différence des résultats interpelle !
 
Loïc Tribot La Spière
Délégué Général, CEPS
Louise Coffi,
Responsable des Relations institutionnelles et de la Communication interne, CEPS  
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