« Depuis plus de trente ans, l'aventure spatiale française est d'abord une aventure européenne », déclarait il y a tout juste un an à Toulouse Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche . Certes, dès 1965, la France parvenait à mettre seule en orbite un satellite, indubitablement français puisque baptisé Astérix A1. Mais dès 1973, notre pays unissait ses forces à celles de ses voisins européens pour donner naissance au programme Ariane. Deux ans plus tard, l'ESA voyait le jour. Mais si l'Europe souhaite devenir à part entière la deuxième puissance spatiale au monde, il lui faut encore consolider sa politique spatiale. C'est l'objectif que se sont assignés les États membres dans le Traité de Lisbonne. Les premiers contours de cette nouvelle politique ont été dessinés, il faut désormais l'alimenter.