Les élections européennes : un enjeu politique ou un sondage d'opinion ?

Surprenant constat ; malgré les efforts déployés, le scrutin européen n'a pas réussi en trente ans à s'installer fortement dans le paysage électoral. A l'exception notoire des élections de 1994, le taux d'abstention n'a cessé de progresser notamment en France. L'Europe intéresse, mais peine cruellement à mobiliser les électeurs. Plus précisément, cette « élection externe » ne passionne pas, comme si les européens ne se sentaient pas véritablement concernés, impliqués par ce rendez vous. Mais peut-on raisonnablement ne pas comprendre un tel désintérêt ? En effet, les programmes électoraux présentés, restent globalement d'une banalité affligeante et dans bien des cas, orientés sur des sujets d'intérêts nationaux. On reste surpris, particulièrement en France, de voir que les députés sortants qui n'ont pas démérités, ne puissent être autorisés à se représenter voire à être positionner, de telle manière qu'ils aient peu de chances d'être élus ! Mais plus fondamentalement, c'est sans aucun doute, la légèreté de l'exercice qui surprend. En l'occurrence, voter pour des personnalités leader qui à peine élus démissionnent. Force est, par ailleurs, de constater qu'une fois élus très majoritairement, les eurodéputés oublient de rendre compte à leurs électeurs. Constatons qu'indépendamment des grands déclaratoires du moment, ce scrutin s'apparente plus à un sondage des humeurs nationales qu'à une élection destinée à élire des députés en charge d'écrire et d'incarner la dynamique politique de l'Europe

CEPS OING CEPS OING

Commentaires

Aucun commentaire.

Ajouter un commentaire


Code de vérification.