Des conséquences indirectes de la crise mais potentiellement importantes pour l'Afrique


  • L'Afrique de part la structure de son secteur financier et sa faible intégration à la mondialisation économique et financière ne devrait pas être directement touché par la crise des "Subprime".
  • Toutefois, les répercussions de la crise économique mondiale engendrées par la crise financière pourraient avoir des effets néfastes sur les économies des pays africains et freiner le cycle de croissance qu'elles ont connue ces dernières années si des mesures appropriées ne sont pas prises.
  • Certains des effets de la crise se déclinent comme suit:
  • La baisse de la croissance économique à 3% en 2009 selon les dernières estimations du FMI contre 5,4% en 2008
  • La baisse de l'aide publique au développement et les investissements directs étrangers du fait de la contraction de l'économie mondiale, la baisse des recettes fiscales des USA et des pays de l'Europe et l'augmentation des montant alloués aux plans de relance de ces économies.
  • La chute des cours des matières premières pouvant affecter des économies dépendantes de l'exportation de ressources agricoles et minières. Par ailleurs, une baisse des cours du dollar, monnaie de référence pour la vente des matières premières, pourrait également affecter les revenus générés par les pays exportateurs.
  • La baisse des investissements sur les marchés financiers avec le retrait des flux de capitaux des investisseurs étrangers qui avaient alimenté les marchés boursiers africains ces dernières années du fait de leur niveau de rentabilité élevée comparé aux marchés des pays développés.
  • La réduction des transferts en provenance de la diaspora africaine vivant en occident qui demeure des flux importants pour le financement des économies locales.
 
Michel Abrogoua -Directeur Général de PHOENIX CAPITAL MANAGEMENT : http://www.phoenix-africa.net/  
CEPS OING CEPS OING

Commentaires

Aucun commentaire.

Ajouter un commentaire


Code de vérification.