Autant de grandes questions qu'il parait surprenant de vouloir aborder et traiter dans le cadre d'un tel cénacle et, de surcroît, en l'absence d'un certain nombre de grands acteurs économiques et humains tels que la Chine (qui, pour mémoire, est la troisième puissance économique mondiale) , l'Inde, le Brésil....
Etrange sommet qui a souhaité masquer l' « absurdité de son existence », contourner les critiques sur sa légitimité à émettre « des oracles à portée universelle », en conviant, en fonction des thèmes, de manière totalement arbitraire, différents Etats (L'Algérie, le Sénégal, le Ghana, la Tanzanie, le Nigéria, l'Ethiopie, la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique, l'Afrique du Sud, l'Indonésie, la Corée du Sud et l'Australie).
S'il a répondu à un moment donné à un besoin clairement identifié, on peut s'interroger aujourd'hui sur son utilité. A-t'il encore aujourd'hui un sens ? Les récents sommets ont démontré son peu d'efficacité. La session du G8 sur l'Ile d'Hokkaido illustre parfaitement la confusion des organisateurs : comment maintenir une telle institution en essayant de lui donner une légitimité plus élargie sans véritablement changer les règles et l'esprit de ce sommet ? La session d'Hokkaido apparaît comme le sommet de trop. Il est parfois sage de savoir mettre un terme à des expériences qui suscitent plus des polémiques qu'elles n'offrent de véritables éléments de réponse concrets. La gravité des sujets, objets des rencontres d'Hokkaido, méritaient certainement mieux qu'une kermesse !
Loïc Tribot la Spière, Délégué Général du CEPS

Commenter
