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Les partis politiques en perte d’autorité
Si l’existence, la diversité et la reconnaissance des partis politiques constituent un facteur extrêmement important voire un révélateur d’un système politique, comme élément d’expression et de représentation des opinions, ils ne sauraient cependant à eux seuls permettre de le qualifier de démocratique.
Très tôt d’ailleurs et aux côtés de ces outils d’expression, se sont développés des organismes de proximité qui, parfois, ont su et continuent de répondre, de manière beaucoup plus appropriée, à des besoins immédiats et clairement localisés : les syndicats.
Depuis quelques années, sous la pression d’un certain nombre de facteurs conjugués, on assiste à un lent mais réel déclin, si ce n’est de la confiance, du moins de l’intérêt, porté au monde politique et à un absentéisme croissant lors des élections. Phénomène dû à une multiplicité de facteurs :
• les difficultés des appareils politiques à répondre aux grands problèmes sociétaux et, entre autres, à résoudre le lancinant problème du chômage
• la standardisation du contenu des programmes politiques et leur faible prise en compte des attentes profondes des électeurs,
• la corruption
• mais aussi, et particulièrement en Europe, le fait que, désormais, un certain nombre de grandes décisions se prennent plus au niveau européen que national, donnant l’impression que les parlements sont beaucoup plus cantonnés à des activités d’adaptation que de création législative.
Loïc TRIBOT LA SPIERE, Délégué général - CEPS




